Mardi 6 septembre 2005 2 06 09 2005 00:00

Superman ne sait pas nager
Le cyclone Katrina qui a ravagé le Sud des Etats-Unis révèle au monde la vulnérabilité de l’hyper puissance

lundi 5 septembre 2005

 

Par Anna-Alix Koffi

Eux aussi, ils ont besoins des autres. Les arrogants gendarmes du monde sont en détresse. Des dizaines de milliers de personnes sans domicile, déplacées, affamées, implorant de l’aide face aux caméras du monde entier. Des cadavres à la dérive sur des eaux polluées et bientôt les inévitables épidémies. Il ne s’agit pas d’une mousson exceptionnelle, mais d’un cyclone, prévisible et annoncé. Il ne s’agit pas d’un pays émergeant aux infrastructures rudimentaires, mais des Etats-Unis d’Amérique, l’hyper puissance mondiale, de très loin, la première économie de la planète. Pas question ici de charger un peuple à terre. Katrina, ou comment un gouvernement donneur de leçons à tout va, défenseur autoproclamé de la sécurité du monde occidental, redescend au niveau des hommes et leur demande leur aide.

« On se moque d’un petit buisson, mais la liane pour vous attacher peut en sortir »

Les Etasuniens aiment faire cavaliers seuls. Les cow-boys de Washington ont, plus que tout autre gouvernement étatsunien, méprisé l’Organisation des Nations Unies. Ils ruinent fréquemment chaque vote à coup de veto. Ils déclarent la guerre à l’Irak en dupant la communauté internationale. Ils imposent John Bolton, conservateur du Far West, pour nettoyer une institution chaotique et prendre le scalp de son chef, Kofi Annan le récalcitrant. Mais ce dimanche, les hommes de George W. ont bel et bien demandé, l’aide de l’Onu. Qui aurait dit que les Etats-Unis devraient un jour demander du pétrole aux Suisses ? L’Afghanistan, jadis cible des Américains, leur offre 79 000 euros, le Sri Lanka 20 000. Les médecins cubains en Louisiane, ce n’est pas encore fait certes, mais Washington n’a pour autant pas balayé la proposition castriste d’un revers de main. Le Luxembourg, la Slovénie, l’Estonie... la Slovaquie ! Voilà le gouvernement du superbe George W. Bush prêt à accepter de l’aide de pays qu’il ne saurait même pas situer sur une carte. Le pays de W. Bush n’a toutefois pas de soucis à se faire, son « Téléthon » dopé par des courtisans avides de reconnaissance promet d’être lucratif.

Il faut quand même reconnaître un mérite à l’Amérique de George Bush. C’est qu’il a fallu un cyclone, un « act of God », la traduction anglaise de catastrophe naturelle, pour la submerger, ce n’est pas rien ! Avant Dieu, un Saoudien et sa bande avaient osé frapper le géant en plein coeur. La réaction avait alors été immédiate, George W. Bush, déjà Président texan droit dans ses santiags, avait alors pris le monde pour témoin, il s’était trouvé une mission providentielle : sa croisade contre le Mal. Si New York a vu débarquer le Président cow-boy dans les heures qui suivirent les attentats du World Trade Center, en Louisiane, la cavalerie a toutefois failli à la règle. Elle était bien en retard. 48 longues heures avant que W. Bush ne visite l’Etat sinistré... Pour sa défense, cette fois, il était en vacances, sans réélection en vue. Qui plus est, la Louisiane, ce n’est pas New York. Une bande d’assistés sociaux, Noirs pour la plupart, deux trois plantations et quelques clubs de jazz en moins ne changeront rien à la face du monde...


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Mardi 6 septembre 2005 2 06 09 2005 00:00

Collectif pour la liberté de la presse en Algérie

                        

Neuf procès en appel pour Mohamed Benchicou le 7 septembre 2005

 

Le 7 septembre, le journaliste Mohamed Benchicou, incarcéré depuis le 14 juin 2004 après un simulacre de procès à l’issue duquel il a été condamné à deux ans de prison pour un délit fictif sera extrait de sa cellule pour la 28e  fois pour être présenté devant le tribunal chargé de délibérer sur neuf procès en appel pour délit de presse.

Au cours de cette seule journée, Mohamed Benchicou – objet de vingt-sept plaintes en diffamation en l’espace d’une année −, comparaîtra, d’abord en tant qu’accusé principal, dans quatre procès concernant ses propres écrits, puis, en qualité de co-accusé responsable de publication, dans cinq autres affaires impliquant des journalistes du Matin jugés en première instance en avril 2005.

Ces derniers procès s’étaient conclus par la condamnation de: Yasmine Ferroukhi et Youcef Rezzoug  (3 mois de prison ferme pour des écrits jugés diffamatoires à l'égard du ministre de l'Énergie et des Mines), Hassan Zerrouky et Abla Cherif (5 mois ferme suite à une plainte en diffamation du milliardaire émirati Al Shorafa), et Ghada Hamrouche (6 mois avec sursis). Ces verdicts (8 mois cumulés de prison ferme) s’étaient ajoutés aux 2 ans prononcés le 14 juin 2004 contre Mohamed Benchicou..

Alors que la mobilisation contre le harcèlement judiciaire des journalistes s’amplifiait et que partout des voix s’élevaient réclamant la libération du directeur du Matin et la réapparition de son journal, la dépénalisation du code de l’information, l’arrêt de la répression de la presse, une nouvelle fois, la justice algérienne, transformée en bras séculier du pouvoir politique, condamnait à des peines de prison ferme, coup sur coup, 8 journalistes (les quatre du Matin, Dilem et Alilat, de Liberté, Boughanem et Laâlem du Soir d’Algérie)… pour des écrits tantôt qualifiés de diffamatoires, tantôt censés porter « atteinte à corps constitué ».

Pourtant, de nombreuses ONG (Fédération internationale des journalistes, Human Right Watch, Fédération internationale des droits de l’homme…) et une résolution du Parlement européen expriment clairement la réprobation internationale face à ces pratiques. Mohamed Benchicou devra-t-il longtemps encore faire l’objet d’un traitement d’exception ? On citera à ce propos la mystérieuse « disparition » de son dossier de cassation, le rejet injustifié de sa demande de mise en de liberté provisoire pour raison médicale ou encore le refus de le laisser accéder à des soins médicaux spécialisés nécessités par une grave pathologie invalidante.

Le cas Mohamed Benchicou  est une parfaite illustration des « procédures parallèles et détournées destinées à mettre en cause des journalistes » dénoncées par la Fédération internationale des droits de l'homme, dans son rapport publié le 15 juin 2005.

Ainsi, l’offensive lancée contre la liberté de la presse, ouverte sur l’exemple Benchicou- le Matin, s’est-elle élargie et généralisée : désormais, elle touche d’autres titres de la presse privée et d’autres professionnels de l’information, elle frappe tous ceux qui refusent de s’aligner. Elle traduit la volonté du régime de continuer à réprimer et à intimider, par le moyen de la police et de la justice, dans le but d’en finir avec ces journalistes qui contrarient son projet de contrôle sur la société.

 

C’est donc dans ce climat de répression  que vont se tenir les neuf procès en appel de Benchicou, et que comparaîtront Dilem, Alilat, Rezzoug, Chérif, Zerrouky, Sémiane et Hamouche.

 

Le Comité pour la liberté de la presse en Algérie, conscient des dangers de cette situation, craint une poursuite des représailles sous la forme d’une confirmation des verdicts rendus en première instance dans ces affaires.

 

Il  appelle tous ceux qui l’ont accompagné et soutenu dans sa lutte à rester mobilisés pour que cesse cette situation de non-droit et que Mohamed Benchicou soit libéré.

Il les appelle à agir pour empêcher que l’arbitraire se  reproduise et pour que soit mis un terme définitif à la répression de la presse et au harcèlement juridico-policier des journalistes.

 

Paris le  4 septembre 2005



             Le collectif pour la liberté de la presse en Algérie
                        Portable:  06 78 13 84 79     de l'etranger 00 33   6 78 13 84 79
      -Envoyez vos messages de soutien à  librepresse_algerie@yahoo.fr
      -Visitez notre site www.libererbenchicou.com
      -Retrouvez les chroniques de Mohamed Benchicou www.ziane-online.com
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Mercredi 31 août 2005 3 31 08 2005 00:00

Cela manquait au tableau. Une nouvelle fois, le quartier de la Gabelle aura été au rendez vous. Comme chaque année, la saison sera marquée par deux nuits (pour le moment) d’affrontements entre un groupe de jeunes et les forces de l’ordre. Le motif ? Apparemment hier soir personne n’en avait cure. Selon plusieurs habitants du quartiers autorisé a venir regarder le dis spectacle, l’origine est un contentieux entre les CRS venus pour la saison assurer la sécurité du citoyen honnête et une bande de jeunes en mal de sensations.

 

En fait nous voyons débarquer chaque année des centaines de CRS sur la Côte. Un peu comme certains animaux, ils sortent de leurs casernes à la tombée de la nuit et se postent à chaque rond point. Et comme notre chère ville ne manque pas de rond-point chacun peut imaginer le déploiement de forces auxquelles les citoyens fréjussiens, qui ne peuvent se permettre de prendre des vacances, sont confrontés.

 

 

De l’autre côté, des jeunes qui sont habitué à tenir les murs pendant les vacances. En silence pour que le touriste allemand ou neeelendais (un peu plus sympathique depuis le 2 Juin) puisse dépenser son argent sans compter. Le malheur est bien là. Tout est fait dans notre ville pour choyer au mieux le touriste. Aux dépends des locaux qui doivent céder la place en silence. Pour ceux qui peuvent, comme moi, prendre des vacances et fuir la côte l’été, le sacrifice n’est pas bien dur. Mais quid de celui qui ne peut prendre de vacances à 12, 13 14 ou 15 ans ? L’adolescence est un moment particulier de la vie, même pour ceux qui ont compris que le sort qui leur est réservé dans la société mondialisée n’est fait que de sacrifices, de renoncements et de douleurs. Qui peut expliquer à un ado qui a besoin d’ experiences, des rencontres et de détente, que son rôle est de « tenir le mur ». Alors, effectivement rien ne peut excuser les voitures qui brûlent, les poubelles jetées au milieu de la route et bien sur les agressions. Mais enfin, qu’a-t-on fait pour l’empêcher ? Ou plus : qu’ont fait les pouvoirs politiques pour l’empêcher ? A ce moment un petit inventaire s’impose :

 

  • Elie brun a créé un centre social dont la direction (le bureau) ne comprend aucun habitant du quartier. Aveuglé par sa volonté de tout verrouiller, il a poussé jusqu’a recruter comme médiateur (payé par la préfecture) un habitant connu pour sa violence, sa brutalité et ses méthodes inacceptables. Médiateur qui, hier soir était en vacances …

     

  • Les partenaires publics ont mis en place un plan de sauvegarde pour rénover le quartier. Les travaux qui devaient se terminer en 2006 ne commenceront qu’en 2007.

     

  • La majorité municipale a fait le ménage dans le tissu associatif du quartier afin, de tout verrouiller. Du coup quand, comme aujourd’hui, les associations relais ne peuvent apporter de réponses à la colère légitime des habitants, ça explose !

     

 

Et comme toujours ceux qui paient la facture de cette situation sont les habitants du quartier qui sont lassés de ces affrontements. Il faut quand même noter que quelque soient la situation et la difficulté d’intervention, rien, mais alors rien ne peut justifier le comportement des crs et de la bac, qui profitent de leur armement et de leur nombre pour tenir des propos du genre :

 

·        Viens voir je vais m’occuper de toi

 

·        Sale crapaud tu vas voir quand je vais t’attraper

 

·        Dégage

 

·        Tu rentreras quand je te le dirai et tu fermes ta gueule

 

 

Encore une fois, rien ne justifie de brûler une voiture. Mais il s’agit de gamins qui sont loin d’être conscient de la portée de leurs actes. Ce qui est loin d’être le cas des représentants de l’état. Enfin, comme le dis le film, « jusqu’ici, tout va bien …. Le plus c’est pas la chute mais l’atterrissage. « 

 

 

Tarik

 

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Jeudi 21 juillet 2005 4 21 07 2005 00:00

COMMUNIQUE DE PRESSE

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Paris, le 20 juillet 2005

 

Les autorités coloniales marocaines imposent depuis un mois un état de siège dans les principales villes du Sahara Occidental pour tenter en vain d'arrêter le grand mouvement populaire qui revendique, au moyen de manifestations pacifiques, l'autodétermination et l'indépendance du Sahara Occidental.

 

Aujourd'hui, 20 juillet, la police marocaine a arrêté à Casablanca et à El Aïoun quelques uns des principaux militants et leaders de ce mouvement, après avoir enlevé à l'aéroport ce 18 juillet        Ali Salem Tamek.

 

Loin de tout regard extérieur, le Maroc tente aujourd'hui de définitivement régler le sort de la révolte sahraouie.

 

Une telle situation ne peut rester sans réponse.

 

§    L'Association des Amis de la RASD en appelle aux autorités françaises, aux forces de la  Minurso sur place pour qu'elles interviennent au plus vite auprès des autorités marocaines et exigent la libération de tous les militants sahraouis arrêtés pour un simple délit d'opinion.

 

§    L'Association des Amis de la RASD se félicite de la création ce 12 juillet 2005 d'un comité français pour la libération d'Aminatou Haïdar et des prisonniers sahraouis d'opinion. Elle appelle les associations humanitaires, des droits de l'homme, les partis et les citoyens français à rejoindre ce comité (texte d'appel joint) et à soutenir ses revendications.

 

§    L'Association des Amis de la RASD appelle les médias français à se rendre très vite à El Aïoun et au Sahara Occidental afin de rendre compte de la situation et de rompre l'isolement des sahraouis.

 

§    L'Association des Amis de la RASD en contact étroit avec les courageux militants et associations sahraouies des zones occupées du Sahara Occidental leur renouvelle son très ferme soutien et leur porte témoignage  de sa sympathie et de son indignation face au harcèlement quotidien et aux brutalités policières dont ils sont victimes.

 

Régine VILLEMONT

 

Secrétaire Générale de l'AARASD

 

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Mercredi 20 juillet 2005 3 20 07 2005 00:00

Notre éternel ministre de l’interieur a décidé de relancer les procédures de déchéances de nationalité. Cette procédure s’appliquera pour de motifs politiques. En effet, surfant sur les peurs (et les fantasmes bien sur) Nicolas Sarkozy annonce, en plein mois de juillet, devant tous les médias convoqués (et tous présents) que tous  les « imams français qui tiendraient des discours violents et intégristes» (libe du 20 Juillet), se verraient déchus de la nationalité française. Il en est ainsi. En 2005.

 

Un motif politique peut justifier la déchéance de la nationalité française. Soit. Pourquoi pas finalement. En effet, si l’on considère, comme c’est mon cas, que la nationalité est l’adhésion à une communauté politique, alors cet argument peut s’entendre. En effet, je ne suis pas français parce que descendant de Clovis. Je le suis par l’Histoire, les guerres et surtout parce que j’adhère au pacte républicain. Quelles que soient les convictions religieuses, politiques … Je ne peux que me satisfaire d’un tel acte politique, mais ….

 

Les islamistes sont les ennemis de notre République. Aujourd’hui plus personne n’en doute. Toutefois, n’oublions pas que cela n’a pas toujours été le cas. En effet, il y à peine quelques années, ces mêmes islamistes ont été soutenus, financés par les dirigeants de notre République. Pas très loin d’ici. 1 heure de vol de Marseille. Non pas à Paris, à Alger. Jusqu'à aujourd’hui, ils prônent l’inégalité entre les individus, la primauté du religieux sur le politique, la loi du plus fort sur le plus faible ….Ce projet politique est aux antipodes du notre. Alors en effet, bannissons les ! Hors du territoire républicain ! Mais, …

 

Sont ils les seuls ? N’y a-t-il pas en France, d’autres courants qui prônent un projet politique similaire ? Alors Même sanction me direz vous ! Ouais, le seul problème est que souvent les militants de l’extrême droite peuvent justifier d’une « origine bretonne » ou autre … Alors Sarkozy sera-t-il le premier à déchoir un breton de sa nationalité française pour ne pas respecter «ne respectent pas nos valeurs».  ?

 

Il s’agit, encore une fois d’une action grave qui ne peut rester sous silence. Bien entendu la lutte contre les Ben ladens doit être impitoyable et sans merci. Mais et celle contre les Le Pen / Bush ? Les considérations ethniques et religieuses peuvent elles alors protéger les néo fascistes ?

 

Nous voilà, de nouveau devant la même et éternelle complexité : dire la vérité et passer pour un  défenseur « des islamistes » ou se taire, par conformisme, par peur ? Pour ne pas déranger ?

 

Nous devons faire le choix, à chaque fois que cela est possible, de rappeler que seule une application juste et égalitaire de la loi républicaine peut être acceptable. ET donc enlever la nationalité à Mohamed parce qu’il a tenu des propos extrémistes ne peut s’envisager seulement que si l’on enlève la nationalité aux militants du bétard ou aux militants extrémistes et influents de l’église catholique (ou autre). Si le pouvoir n’est pas prêt à le faire, alors nous devons nous opposer à la déchéance de la nationalité de Mohamed. Quelle que soit son appartenance politique et quoiqu’il ait dit.

 

L’égalité républicaine passe par là.

 

TArik

 

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Agenda

                                                                      Agenda :  
28 Septembre : Réunion des secrétaires de sections à Brignoles.

01 Octobre ; Vote pour la désignation de la tête de liste régionale et référendum sur la rénovation du PS

03 Octobre ; Votation pour la poste

10 Octobre : Convention Nationale

11 Octobre : lancement de la campagne aux élections régionales

24 Octobre : Convention Fédérale

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