Site de debats, d'informations sur l'actualite politique, sociale et culturelle
Nous voilà engagé dans une nouvelle année. Avec, espérons, pour la Nation, pour la République, pour la Gauche, qu’elle sera en rupture totale avec 2015. Nous savons tous que le danger terroriste est là, et le sera pendant quelques temps. Il nous faudra compter aussi, en 2016, avec la progression sans cesse de la xénophobie, qui s’est manifestée, en Corse en Décembre dernier, et à Vitrolles au début du mois.
Pour cette nouvelle année, et au regard des projets de l’exécutif pour la fin du quinquennat de François Hollande, je voudrais préciser ma position politique. La crise politique que traverse le pays comme la Gauche nécessite de la clarté. Depuis les primaires du Parti Socialiste, j’ai apporté mon soutien à l’exécutif et à la direction du Parti Socialiste. Le temps est venu pour moi, considérant qu’il n’y aura pas d’élections en 2016, de retrouver ma liberté d’expression et de participer au débat à gauche. Il va falloir trouver le moyen de faire le bilan de ce quinquennat. Trop de réformes refusées par le monde syndical, trop d’incompréhensions du tissu associatif, trop de renoncements des engagements du candidats, nous interdisent de faire l’impasse de ce moment de débat. D’autant que les résultats ne sont pas là. Donc, il faut débattre, dans le respect mais avec franchise. Et je préfère dire que je partage le sentiment de colère de l’électorat de gauche. Jamais, dans mon parcours politique, je n’ai validé le travail du dimanche, le choix de l’entreprise au détriment du financement de la protection sociale, la déchéance de la nationalité, …. Ce n’est pas mon identité politique, et à ce jour, aucun argument objectif ne m’a permis de valider la pertinence de cette orientation.
Je soutien la revendication d’une primaire pour l’élection présidentielle. Partir à cette échéance capitale, en faisant l’impasse d’un débat public sanctionné par un vote, est irresponsable. Car, sans débat, point de rassemblement possible. Et que peut être une gauche, sans débat ? La caporalisation ? L’argument d’autorité ne permettra de mettre en dynamique, comme en 2011, des milliers de sympathisants.
Je refuse donc cette année de me conformer à une discipline qui ne serait pas le fruit d’un débat. Et pour ce débat, j’ai comme le peuple de gauche de ce type, quelques questions à poser ……
Pour conclure avec le sujet du moment, je réaffirme mon opposition totale à une réforme de la constitution qui concernerait le droit du sol. Mes premières manifs, en France, étaient contre les réformes Pasqua de 1993 … Je garde aujourd’hui la sincérité de ma jeunesse.