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Cette élection, était un rendez vous difficile pour la gauche. Au plan national. Au plan départemental. Au plan local.
Localement, il fallait se relever du score injuste des élections municipales, et construire une nouvelle dynamique. Comme je l'ai dit à la presse, quand on part en campagne c'est pour convaincre un maximum d'électeurs. Il reste du chemin.
Mais quelques éléments sont à souligner pour la suite. D'abord il y a la démarche d'union avec nos amis écologistes. Avec le temps, nous sommes devenus des partenaires de combat, dans une région difficile. Il y a un cadre de confiance et de respect mutuel qui ne fait pas défaut. Dans plus de 80% des cantons, le PS et EELV étaient concurrents. Nous avons réussit à faire vivre "un couple" original.
L'engagement de Laurence, est la démonstration que la gauche locale, est la seule à pouvoir s'ouvrir à la société civile, loin des cuisines d'appareils.
Ensuite, il y a l'accueil dans les quartiers populaires de la ville. Nous avons reçu un accueil chaleureux et cordiale. Je ne sais pas si tous les candidats de gauche peuvent en dire autant. Que la gauche, soit bien accueillie dans les quartiers populaires devrait être une évidence. C'est une réalité à Fréjus, dans une France complexe.
Dans un quart des bureaux de la ville, nous sommes devant l'UMP. A Fréjus, c'est un indicateur.
Dernier élément. La nature du débat entre les formations politiques républicaines, a changé. C'est une bonne chose. Il y a maintenant du respect, et de la force dans les convictions de chacun. Ce débat démocratique, qui peut exister, entre les républicains, est un élément utile. Nous ne partageons pas les orientations de la droite locale, sur l'aménagement du territoire, sur les finances et la fiscalité, le logement social, la culture, la cohésion sociale, la prévention des risques ... Mais il peut exister un débat respectueux. Cela permet aussi, de montrer que l'extrême droite, ce n'est pas uniquement l'antisémitisme et la xénophobie. C'est aussi le mépris des opinions différentes. A l'image de cette phrase de David Rachline : "s'il existe des opposants, vu le résultat des élections, ils doivent partir". Une démocratie sans opposition... L'extrême droite.