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Durant les deux premières heures, malgré un sentiment d'agacement perceptible dans les rangs de la majorité et une volonté jusqu'au boutiste de se faire entendre sans ceux de la minorité (PS - Les Verts), les propos sont restés courtois dans l'ensemble, parfois taquins ou enflammés, rarement désagréables.
Le maire fait un signe d'ouverture
Les onze premières délibérations consistaient à l'élection ou la désignation des délégués, membres ou représentants de la commune dans divers organismes et institutions. Elsa Di Méo et ses colistiers (P.S.) ont tour à tour regretté de ne pas figurer dans ces instances. Le maire a ouvert une toute petite porte, acceptant que leur liste, comme celle de M. Racheline (FN) soit représentée à la commission consultative des services publics locaux et au comité de parrainage Foudre et Estérel.
On se passerait bien, comme lors du précédent conseil, de la perte de temps liée à la joute verbale stérile à propos de l'identité d'Elsa Di Méo, épouse Belkhodja. Alors que celle-ci tient à se faire appeler par son nom de jeune fille comme la loi le lui autorise, le maire persiste à la désigner par celui de son mari. Et Élie Brun d'ajouter « je suis très attaché aux liens du mariage », suscitant quelques rires, y compris de son ex-épouse Jacqueline Marco, présente en tant que directeur du service de l'urbanisme.
La chef de file de la gauche est montée au créneau sur la douzième délibération, consistant à la modification des statuts de la communauté d'agglomération. En ajoutant trois compétences à ses prérogatives (voirie et parcs de stationnements communautaires, assainissement, équipements culturels et sportifs d'intérêt communautaire) l'agglo, où l'opposition ne siège pas, récupère de fait la totalité de la compétence « eau ».
Que d'eau, que de mots
« Nous savons que nous n'avons pas la possibilité de voir comment les débats se feront, donc nous voterons contre, a dit Elsa Di Méo. Le scandale de l'eau dure depuis 15 ans. Il n'y a pas de transparence sur cette question. Nous souhaitons que ce problème soit réglé et renouvelons notre souhait d'être présents à la communauté d'agglo. Je ne vois pas ce qu'il y a à cacher sur ces dossiers ».
Le maire a répondu « la démocratie c'est le respect du suffrage universel. La majorité c'est nous, la minorité, c'est vous. La minorité n'est pas représentée, c'est comme ça. Sur l'eau, laissez le tribunal administratif trancher en fonction de l'expertise qui est en cours. Il n'y a pas plus de clarté et de transparence que de saisir la justice ».
« Nous ne souhaitons pas vous donner un chèque en blanc sur cette question et demandons que nos 25 % d'électeurs soient représentés à l'agglo. Ce que vous faites, c'est de la domination majoritaire » a renchéri l'élue de l'opposition. « Le jour où le législateur nous l'imposera, on le respectera » a terminé Élie Brun. (À suivre)