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Je publie, avec son accord la position de Claude Oliviéri, qui a milité longuement dans notre fédération. Il a joué un rôle non négligeable. Il a été l’un des animateurs importants de la Motion D (Martine Aubry) dans le Var. J’ai eu avec Claude des désaccords de fonds importants. Mais j’ai toujours trouvé en lui un camarade qui réfléchit et qui fait de la politique. Il a décidé d’arrêter. C’est son choix. Voilà ses raisons.
Pour lever toute ambiguïté, incertitude ou interrogation, je tiens à
préciser que j¹ai décidé de ne plus exercer de responsabilité au sein de la
fédération du Var du PS. Cela m¹a conduit à démissionner du Conseil fédéral
et à me désengager de l¹animation de la motion D dans ce département.
Comme je l¹ai déjà expliqué publiquement lors des débats préparatoires au
Congrès de Reims, cette décision est d¹abord une contribution personnelle au
renouvellement et au rajeunissement de nos instances. J¹ai trop souvent
déploré la monopolisation des fonctions et des mandats par des oligarchies
pour ne pas donner l¹exemple (je vais fêter mes 70 ans dans quelques jours).
Je dois aussi reconnaître que cette décision a été confortée par un
désaccord important avec les camarades de la motion D qui ont choisi
d¹entrer au secrétariat fédéral, aux côtés de la majorité royaliste conduite
par Mireille Peirano. ce qui implique qu¹ils en partagent les orientations
et en adoptent les modes de fonctionnement. Pour ma part, je ne vois pas au
nom de quoi il faudrait cautionner aujourd¹hui ce que nous critiquions hier.
Je ne vois pas davantage pourquoi il faudrait ignorer les alliances conclues
nationalement pour venir épauler une fédération toute dévouée à l¹entreprise
royaliste.
Plutôt que de céder à ce « désir d¹y venir », j¹aurais préféré que nous
concentrions nos forces militantes sur le travail d¹analyse et de réflexion
que le Congrès de Reims a totalement sacrifié au profit de compromis
tactiques, de discours convenus et d¹escarmouches peu glorieuses. Ce n¹est
pas en occupant des places dans une fédé sans imagination, ni avenir qu¹on
offrira à nos concitoyens de nouvelles raisons d¹espérer en une gauche
responsable. Ce n¹est pas dans une surenchère démagogique avec la gauche
radicale, en jouant un jour du registre people, un jour en allant faire de
la figuration dans des cortèges, que l¹on retrouvera la confiance et la
crédibilité perdues.
Il nous reste à redéfinir une sociale démocratie à la française capable
d¹apporter des réponses adaptées à un monde en pleine mutation, capable de
constituer une perspective crédible d¹ici 2012. Le chemin est long et
difficile, mais c¹est, à mon sens, le seul possible. J¹espère que, quelles
que soient nos options actuelles, nous aurons à c¦ur de faire progresser ce
projet, dans un débat sans tabou, placé sous le signe de la raison et de la
tolérance, dans le respect de nos diversités. (22 décembre 2008)
Claude Oliviéri
militant PS depuis 1981