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Pour le congrès du parti socialiste qui arrive, j'ai, comme d'habitude, pris position. Sur le fond et sur une démarche.
Ce congrès arrive dans un moment historique pour la France, comme pour les Socialistes.
Pour notre république, le chantier est énorme. Redresser la France, telle est la volonté du président de la République. La situation laissée par la droite est catastrophique. Le pacte républicain a été mis à mal par un homme qui n'a toujours pas compris la dimension du mandat que les français lui avaient donné en 2007.
Au lieu de rassembler les français, il les a divisés. Sans cesse, pour espérer gagner les élections. Il les a toutes perdues. Il est allé tellement loin, qu'il a osé déclarer la guerre aux organisations syndicales, un 1er mai. Du jamais vu.
Après avoir essayé de pactiser avec les organisations religieuses, même les plus radicales, il a stigimatisé plusieurs communautés, pendant 5 ans.
En politique étrangère, il s'est aligné sur les américains et les allemands. La parole de la France a disparu.
C'est dans ce contexte que la gauche arrive au pouvoir. Redonner sa place à la parole de la France, casser les vieilles habitudes, redonner espoir, en écoutant les pays du Sud...
Redonner espoir et corps au pacte républicain, pour que chacun trouve sa place.
Et bien sûr, prendre des initiatives, sur le front de l'emploi et du pouvoir d'achat, en construisant une véritable justice sociale ...
Et tous les autres chantiers ... L'indépendance de la Justice, refonder l'école en lui donnant les moyens pour relever son défi républicain, enclencher une nouvelle étape de décentralisation, moraliser la vie politique ...
Sur les 20 dernières années, la droite a dirigé pendant 14 ans. Quand la gauche a été au pouvoir, elle a rétabli l'équilibre des comptes sociaux, créé des centaines de milliers d'emploi ...
Aussi, dans le contexte de crise que vivent la France et l'Europe depuis 2008, après le choc de PSA Aulnay, l'heure est grave. Aussi, pour ma part, je ne veux pas voir mon parti, qui a tellement de responsabilités aujourd'hui et de devoirs, se déchirer, pour des questions de virgules dans un texte d'orientation, ou pire encore, de places.
J'ai donc signé, par principe, la contribution générale, de Martine Aubry & Jean Marc Ayrault, qui a vocation à soutenir et à accompagner l'action du gouvernement et de nos parlementaires.
C'est la première fois que la gauche est majoritaire, totalement dans le pays, tout en ayant une opposition qui a les moyens de se faire entendre.