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Revenons sur quelques chiffres. Dimanche soir, la participation aux élections est en chute libre. Evidement, il s'agit d'un message. D'autant, que c'est le deuxième scrutin, à deux mois d'intervalles, qui connait une abstention importante. Principalement dans le peuple de gauche.
Sur le plan national, l'extrême droite française, ne progresse pas en nombre de voix. Elle assure une véritable mobilisation de son électorat, déjà trop nombreux, pour un scrutin, où les autres s'effondrent. Marine Le Pen réunit 6,4 millions de voix en 2012. En 2014, le chiffre tombe à 4,7 millions de voix.
A Fréjus, la situation est similaire, même si le facho du coin fait le fanfaron. Lors de l'élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen, réunit 7400 voix. Son pére, négationiste bien connu, réalise 6 400 voix. Il n'y a donc pas plus d'électeurs. Il y a une réelle mobilisation d'un électorat, important. Et une dégringolade des autres. L'UMP local, passe d'un score de 40% à 22%.
Toute interprétation locale, des résultats de dimanche n'a pas de sens. Il suffit pour cela, de comparer les résultats, dans chaque commune, avec les municipales.
Du côté de la gauche, la sanction est lourde pour la majorité présidentielle. Il reste quelques mois pour répondre aux aspirations du peuple de gauche, et du monde des salariés.
Pour cela, il faut être combatif, inovant, réactif. Ambitieux bien sûr. L'issue ne peut être trouvée, que par une nouvelle alliance des classes populaires et des classes moyennes. Et là, le président de la république, la gauche dans son ensemble, retrouverons la majorité pour transformer la société.
L'autre sanction, que personne ne peut passer sous silence, est celle de la gauche de la gauche. Exessive dans son propos, radicale dans son opposition, elle subit un revers, qu'elle reconnait. Il faut donc maintenant, dépasser les us et cotumes du passé. Reconstruire un nouveau cadre d'échanges, de dialogue, d'unite. Le rôle de chacun doit forcément être revu, au regard du rapport de force dans la société.
Si la gauche reste enfermée dans ce clivage stupide, celui qui sépare ceux qui trahissent des irréalistes, alors la gauche va compter les points entre la droite réactionnaire et l'extrême droite.
Je reste convaincu, que personne n'a envie d'être le communiste allemand des années 1930, ou le socialiste de la SFIO finissante.
Ma conviction, est que les militants de gauche, écologiste, socialiste, parti de gauche ou communiste, n'ont qu'un seul et même objectif. Ne défendons nous pas les mêmes valeurs ? Je le crois.
Nous serons jugé par l'histoire, collectivement. Comme nous, nous jugeons, la gauche allemande des années 1930, ou la gauche espagnole durant cette terrible guerre civile. A chaque fois, tout le monde a perdu.