Nous nous attendions à une déroute. La vivre est forcément douloureux. D'autant, que nous espérions, depuis quelques jours, un petit rebond. Nous espérions, que les électeurs allaient se lever, pour empêcher la victoire de l'extrême droite. Pour les fréjusiens, et les varois, c'est une deuxième épreuve.
Maintenant, il faut regarder devant, et relever le défi.
Le relever d'abord. Nombreux sont ceux qui au lendemain de la municipale, sont reparti au combat. Contre la dangeriosité de David Rachline, son équipe d'extrémistes et de bras cassés, la brutalité de ses décisions, son idéologie. Pour démontrer aussi, la responsabilité de la droite locale, affairiste et sectaire. Les décisions de David Rachline, de perdurer le système Elie Brun (conservant aux mêmes responsabilités les proches collaborateurs de l'ex maire, en nouant une alliance avec les barons locaux Pizzorno & Barbero & Donat,...), de réduire à néant l'action des acteurs sociaux éducatifs (et notamment des Centres Sociaux), comme les scandales de la "Financière des territoire" ou encore de "la patrouille Bleu Blanc Rouge"
Aujourd'hui l'extrême droite est aux portes du pouvoir. Aux portes, car rien ne dit aujourd'hui, que la gauche sera présente au second tour de l'élection présidentielle. L'abstention peut aussi être élevée pour cette élection. Ensuite, notre électorat est beaucoup moins disposé que par le passé, à participer à un Front Républicain. En effet, après le 21 Avril, les électeurs de gauche, ne supportent plus les dérives du Ni Ni, pronées par Nicolas Sarkosy ou les pains au chocolat de Jean François Copé. Pas besoin donc de dramatiser la situation, elle est déjà extrême grave.
Mais, l'engagement de chacun(e), ne doit être pas déterminé, uniquement pour ces raisons. Ce n'est pas de défaites électorale dont il est question. C'est d'un choix de société. L'engagement doit être déterminé par la volonté de défendre les libertés de chacun. Nous savons, nous, que ce parti, ses dirigeants, ses militants, et une grosse partie de ses électeurs, sont des adeptes d'une société, d'un mode de vie, d'une philosophie, mortelle, pour notre République. Et donc, pour les libertés de chacun, les modes vies, les convictions spirituelles ou philosophique, de chacun de nous, de chacun d'entre vous.
C'est en nous engageons nous, que l'on contribuera, à faire reculer cette idéologie, sur le terrain.
C'est en nous engageons, nous, que nous contribuerons à défendre les plus faibles, toujours victimes de l'extrême droite.
Alors que faire ?
Voilà sans doute la question qui hante chacun d'entre nous.
D'abord l'action collective. Il n'existe pas aujourd'hui, d'action utile, efficace, que dans un cadre collectif. S'il faut inventer de nouvelles façons d'agir, responsabiliser chacun; cela ne peut que se construire dans une démarche concertée et groupée. Cela entraîne bien entendu des sacrifices.
L'action politique, ensuite. Chacun doit trouver sa place et son cadre. L'action des syndicats et du tissu associatif est déterminante pour recréer du lien social et favoriser l'engagement des citoyens dans la vie de la Cité. Mais sans parti politique, les combats menés par le mouvement social, débouchent sur une impasse. Et sans parti politique, il n'y a pas de démocratie possible.
La reconstruction de la gauche locale, comme la défense des valeurs Républicaines, ne sera possible, que par une action régulière et ouverte des militants de gauche. Et au coeur de cette action, le Parti Socialiste sera, comme par le passé, le moteur de cette dynamique. Nous agirons, chaque fois que cela est possible, avec nos amis et partenaires de gauche.
Enfin, lors de notre prochaine assemblée générale, qui se déroulera le Mercredi 18 Juin prochain, sera l'occasion de présenter notre nouvelle organisation interne, et la nouvelle équipe. Nous inviterons, nos amis, nos sympathisants, pour un verre de l'amitié qui clôturera une année bien chargée, en combats, en militantisme, en engagement pour notre ville.
Cette phrase de François Mitterrand, montre à quel point il est urgent d'agir, des maintenant, pour poser les bases de la reconquête.