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Décidement, la droite française, a décidé de brader son passé républicain.
François Fillon, pour des considérations purement électoralistes, faisant de lui un politicien comme les autres, a franchi un cap, en renvoyant dos à dos la gauche et l'extrême droite. Pire, il a subtilement commencé à préparer les électeurs, à choisir (au cas par cas dit il) un candidat FN au second tour.
A Fréjus, son candidat, fait de même. Est-ce par dogmatisme ? Personne ne peut remettre en question la sincérité de Philippe Mougin. Aussi, nous prenons acte de sa déclaration dans le nouvel obs de jeudi (le choix du média n'est pas innocent) : "les positions de l'UMP sont claires et le ni-ni, la meilleure solution".
Donc, entre Elsa Di Méo et David Rachine, pas de différence ? Sylvain Ferrua et Sébastien Poinat, sont interchangeables?
Au regard de la situation fréjusienne, les républicains et les démocrates apprecieront.
Il y a hélas une certaine cohérence. Quand Maurice Accary, par le passé trés proche d'Elie Brun, est sorti de sa retraite, sa déclaration avait le même sens.
Face à notre émotion, les proches de Philippe Mougin, nous avaient affirmé d'une prise de position individuelle. Aujourd'hui c'est tout un collectif qui est engagé dans la démarche.
En 2002, nous n'avions pas hésité à appeler à voter pour Jacques Chirac, malgré les affaires de la ville de Paris, où la déclaration sur le "Bruit et l'odeur".
En 2012, nous n'avons pas hésité à appeler à faire barrage au Front National, en votant pour le candidat-président varois de l'UMP. Qui, chacun le reconnaitra, n'est pas trés fédérateur à gauche !
Peu importe, nous avons des valeurs et des convictions. Et notre attachement au pacte républicain ne peut être soumis à de sombres calculs électoralistes. Nous aimons trop notre ville pour que ce soit le cas.