Lundi 6 juillet 2009

En cette veille d’élections régionales, les forces politiques se mettent en ordre de bataille. Trop classiquement, peut être, à gauche où chaque formation semble d’abord vouloir utiliser cette échéance à des fins de stratégie. Nous prenons le risque de laisser passer l’occasion d’un profond renouveau, indispensable pour gagner et salutaire pour l’avenir.


Voilà pourquoi je fais la proposition que ces élections régionales marquent l’an 1 d’une nouvelle perspective à gauche : l’union « Gauche Ecologie » autour d’un grand projet commun.


Depuis 2004, la gauche rassemblée et les écologistes, dirige la quasi-totalité des régions, chaque composante apportant quelque chose à l’action. La gauche peut être fière de son bilan, mais ne doit pas s’en contenter : nous devons aller plus loin ensemble dans les domaines où nous avons réussi, ouvrir de nouveaux chantiers autour desquels construire une nouvelle dynamique de gauche, unie et audacieuse dans notre pays.


Pour cela, prenons le meilleur de chacun. A l’occasion des élections européennes, le rassemblement Europe Ecologie a montré à la fois le besoin de changement à gauche, d’ouverture aux mouvements citoyens et de réponses nouvelles face à la crise, qui prennent pleinement en compte l’exigence écologique. C’est un indéniable succès, mais emporté sur fond d’abstention forte, et qui laisse ouverte la question des partenaires nécessaires à ce rassemblement pour pouvoir agir efficacement au service de ses objectifs. Europe écologie a réussi au plan des idées comme de la démarche, mais a besoin d’alliés pour que ses idées l’emportent dans la pratique et se transforment en politiques concrètes.


Le Front de gauche du Parti Communiste et des amis de Jean Luc Mélenchon a montré que l’on faisait plus en s’élargissant qu’en restant isolé. Il n’est pas devenu pour autant une force alternative au sein de la gauche mais s’il le souhaite et demeure unitaire, il est un partenaire incontournable. S’il s’enferme au contraire dans un face-à-face avec l’extrême gauche, il prend le risque de l’inefficacité et de l’affaiblissement de la gauche toute entière.


Le Parti socialiste, quant à lui, a subi un grave échec. Les citoyens lui ont envoyé un ultime avertissement, lui demandant de changer sans délai. Il doit opérer une profonde transformation pour devenir le grand parti de gauche inventif, populaire et moderne que les Français exigent, faute de quoi ceux ci se passeront de lui. Mais le Parti socialiste, même affaibli par ses échecs successifs et ses divisions qui doivent cesser, reste la force centrale de la gauche. Ses élus sont reconnus, il dirige la majorité des villes, des départements et des régions. Ses groupes parlementaires d’opposition à l’Assemblée nationale et au Sénat sont les plus importants et bataillent chaque jour contre la droite, comme en ce moment sur le travail du dimanche ou l’indépendance des juges.


Le PS ne peut gagner seul, il ne l’a d’ailleurs jamais pu, mais la gauche a besoin de lui pour gagner.


C’est pourquoi, les élections régionales devraient être l’occasion pour la gauche et les écologistes de montrer leur capacité à dépasser les affaires de boutique, dont les Français sont las, et à mettre en œuvre un programme commun pour les régions reposant sur un triptyque essentiel : le progrès social, l’impératif environnemental, et une économie efficace au service de l’humain. Sur les transports, la justice sociale et la solidarité territoriale, l’avenir des quartiers populaires, l’éducation, la recherche et la culture, la fracture numérique, le développement économique, et tant d’autres sujets, nos régions ont besoin d’un nouveau projet rose-vert-rouge, pour changer au quotidien la vie des citoyens et préparer la France de l’après crise.


Nous pouvons immédiatement commencer à travailler à ce grand projet Gauche-Ecologie, porteur d’une nouvelle matrice pour la gauche, et qui propose à la fois de répondre à l’urgence sociale et à l’urgence environnementale par un nouveau modèle de croissance écologique et un nouveau modèle de société.


Je fais donc une proposition simple qui donnerait de l’élan à ce projet : des listes Gauche Ecologie qui rassembleraient, dès le premier tour des prochaines élections régionales, le PS, les écologistes et toutes les forces de gauche qui sont prêtes à diriger les régions ensemble autour d’un projet progressiste et écologique commun.


Après tout, nous avons bien gouverné ensemble 20 régions sur 22 pendant 6 ans, la gauche dans toute sa diversité, sans oublier les radicaux du PRG et le MDC, avec les écologistes. Au nom de quelle fatalité faudrait-il se résoudre à devoir se présenter séparément lors du premier tour des élections régionales de 2010 puisqu’à l’avenir nous souhaitons continuer à agir ensemble au service des Français ? S’il y a volonté d’agir en commun autour d’un projet partagé dans nos régions, pourquoi commencer avec des listes séparées ?


Je fais aussi le vœu que ces listes et ce projet montrent notre ouverture radicale à la société civile en accueillant des citoyens venus d’autres horizons, comme le monde associatif, syndical, culturel, l’université ou le mouvement sportif, pour apporter à la gauche leurs nouvelles énergies.


Pour aboutir à de telles listes de rassemblement, tout doit pouvoir être discuté : le programme bien sûr, la représentativité de chacun sur les listes et les futurs exécutifs régionaux. Il n’y a pas de préalable et chaque situation régionale doit être examinée. Faut-il pour autant soulever des problèmes artificiels comme celui des candidats à la présidence des régions ? Le bilan des présidents actuels est reconnu par la population et représente un atout indéniable face à notre adversaire commun, pourquoi s’en priver ?


Bien entendu, là où des manquements aux valeurs communes de la gauche ont eu lieu, je pense en toute franchise à la région Languedoc-Roussillon et aux propos inacceptables de George Frêche sur les harkis ou les noirs, il est normal que nos partenaires, comme les socialistes eux même, exigent le changement. Mais, respectons les citoyens et leurs choix démocratiques qui font du Parti socialiste la première force à gauche dans les régions, et enrichissons nous de toute la diversité de la gauche, en faisant par exemple de nos partenaires les têtes de nos listes dans certains départements.


Le choix de listes autonomes de chaque formation au premier tour pour ne s’allier qu’au second est évidemment toujours possible. Mais n’oublions pas la leçon des élections européennes : majoritaire au total, la gauche divisée est faible tandis que la droite sait crier victoire même lorsqu’elle est minoritaire. N’offrons pas à cette droite la possibilité de profiter de nos divisions pour créer une dynamique autour d’elle en vue du second tour de l’élection régionale.


La gauche a impérativement besoin d’un nouveau souffle, inventif et unitaire. La nouvelle donne d’un projet et de listes Gauche-Ecologie peut créer ce sursaut dès les prochaines élections régionales. Ayons l’ambition de ce grand projet commun et donnons nous les moyens de la réaliser en nous rassemblant dès que possible.


Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la coordination du Parti socialiste.


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Dimanche 5 juillet 2009

Opération de police à la décharge

Une délégation de seize personnes, dont des gendarmes toulonnais, a débarqué hier matin au centre de stockage de Bagnols. Divers prélèvements ont été réalisés dans les différents bassins de la décharge gérée par le groupe Pizzorno. : Philippe Arnassan

Plusieurs gendarmes de Toulon sont intervenus hier matin sur le site de la décharge de Bagnols-en-Forêt (1) à la demande du substitut du procureur de Draguignan.

Les militaires sont arrivés à 8 h 30 dans le cadre d'une enquête préliminaire. À cet égard, en présence de différents services, des prélèvements contractuels ont été réalisés au centre de stockage.

Durant plusieurs heures la décharge des Lauriers a été visitée par le substitut du procureur de Draguignan, les gendarmes, l'inspecteur des installations classées, les représentants de la police de l'environnement (basée à Marseille) et le maire Michel Tosan. Ils étaient accompagnés du responsable d'exploitation du centre des Lauriers, Frédéric Sebillotte, et du directeur de la branche traitement pour le groupe Pizzorno Lionel Patrier. Des relevés dans les bassins, eaux usées et extérieures, ont été entrepris durant la matinée.

Une intervention consécutive à la plainte du maire

Selon un élu municipal de Bagnols-en-Forêt proche du dossier, cette intervention serait consécutive au dépôt de plainte du maire Michel Tosan.

Pour rappel, depuis plusieurs mois la mairie et le Smiddev s'opposent sur la gestion de la décharge.

En mai dernier, le premier magistrat, lors d'un conseil municipal, avait évoqué une « plainte qui compte une cinquantaine de pages, déposée auprès du procureur de Draguignan, à propos des multiples irrégularités dans la gestion du CSDU des Lauriers : importation illicite de mâchefers venant d'un autre département, pollution par débordement de lixiviats, dépôt de déchets non autorisés etc ». Lors d'une rencontre en avril avec les Bagnolais, l'édile affirmait également que « depuis 2001, le site 3 est anormalement positionné. On nous a volé 25 000 m2 de terrain (...) Tout cela fera l'objet de procédures judiciaires qui feront grand bruit. »

D'habitude si prompte à communiquer sur ce dossier, le maire Michel Tosan n'a pas souhaité s'exprimer hier soir, indiquant : « je n'ai pas à communiquer et je n'ai rien à dire de particulier ».

Même ligne de conduite pour le président du Smiddev, Jacques Mignon, qui déclarait : « Ne pas être au courant sur le fond ».

Enfin à l'issue de la visite des installations, le directeur de la branche traitement pour le groupe Pizzorno, Lionel Patrier affirmait lui aussi ne pas être informé des tenants et aboutissants qui ont conduit à l'intervention de la gendarmerie et des autres services. Quant à la brigade toulonnaise, elle observe le plus grand mutisme sur cette affaire.

(1) Le syndicat mixte de développement durable de l'Est-Var (Smiddev) est chargé du traitement des déchets pour les communes de Fréjus, Saint-Raphaël, Puget, Roquebrune et Bagnols. Il a choisi la société Pizzorno pour gérer le site de traitement des déchets des Lauriers à Bagnols.

Var-Matin

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Lundi 29 juin 2009
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Actualité (Lundi 29 Juin 2009)

AUCUNE CÉRÉMONIE N’EST PRÉVUE
Par : Azzeddine Bensouiah


Mohamed Boudiaf a été assassiné, en direct à la télévision, un certain 29 juin 1992 à la Maison de la culture de Annaba. 17 ans après, la commémoration de la mort de ce grand homme est passée sous silence.

Si Tayeb El-Watani dérange-t-il à ce point-là ? Même l’évocation de sa mort, une fois par an, semble perturber la quiétude de tout un monde. Ni la fondation qui porte son nom, encore moins le ministère des Moudjahidine et l’Organisation nationale des moudjahidine, ou encore le FLN qu’il a enfanté, personne n’ose organiser un hommage officiel à cet homme, pourtant assassiné alors qu’il présidait aux destinées de l’Algérie. Mohamed Boudiaf a consacré toute sa vie pour l’Algérie. Militant dans le mouvement national de la première heure, il est l’un des pères fondateurs, sinon le père, du FLN. Après l’Indépendance, il marque son désaccord avec Ahmed Ben Bella. Il sera arrêté et forcé à l’exil en 1963. Il élira domicile à Kenitra, au Maroc. Il créera un parti d’opposition, le Parti révolutionnaire socialiste (PRS), qu’il dissoudra à la mort de Houari Boumediene en 1979. Il se consacrera à la gestion de sa briqueterie. En 1992, alors que l’État vacillait, on fait appel à lui pour sauver le bateau Algérie. Le peuple algérien découvre un homme humble qui utilise un langage clair, direct, et qui parvient, l’espace d’une parenthèse, à se faire aimer comme jamais un chef d’État algérien ne l’a été. Ce natif de Ouled-Madi (M’sila) a su, en quelques mois seulement, gagner le cœur des jeunes à travers sa simplicité et sa modestie.
Boudiaf, qui a été déconnecté des réalités du sérail, ne s’est pas fait que des amis depuis son arrivée à El-Mouradia. Hostile au faste et autres extravagances liées au pouvoir, Boudiaf bousculait les bonnes vieilles habitudes du sérail. Appelé à la rescousse en 1992, au lendemain de l’arrêt du processus électoral et de la démission forcée du président Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf ne faisait aucune ambiguïté sur ses choix politiques. Ceux qui ont décidé de l’arrêt du processus électoral et poussé Chadli à la démission savaient que Boudiaf était un homme de principes. Ils l’ont pourtant laissé mourir, un certain 29 juin, six mois seulement après son arrivée à El-Mouradia. Le procès de son assassin présumé, Lembarek Boumaârfi, un sous-lieutenant du GIS, a conclu à l’acte isolé. Une page a été tournée et refermée à jamais. Son livre Où va l’Algérie ? restera, cependant, comme un os en travers de la gorge de tous ceux qui portent la responsabilité des assassinats de l’homme. Oui, Boudiaf a été assassiné plusieurs fois. Celui qui voulait bâtir une Algérie démocratique, débarrassée de la corruption et dédiée aux jeunes compétences, a payé le prix de sa vie. Après 1992, la corruption n’a jamais été aussi prospère, la démocratie n’a jamais connu un tel recul et les jeunes n’ont jamais été aussi désespérés.
Les millions de personnes qui avaient pleuré la mort de Boudiaf ont vite oublié. On cultive bien l’amnésie générale !


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Dimanche 28 juin 2009

Et si on commençait par des primaires du projet, par Harlem Désir

 

LE MONDE | 26.06.09 | 15h24   Mis à jour le 26.06.09 | 15h24

 

Après chaque défaite, le temps de l'incantation revient et les socialistes psalmodient "rénovation, révolution, refondation", autant pour effacer leurs erreurs passées que pour se protéger d'un avenir qu'ils ne parviennent plus à préparer.

 

Nos fautes et nos insuffisances sont pourtant d'autant mieux connues qu'elles sont collectives : les divisions jusqu'à l'absurde, la confrontation permanente des ambitions, les postures individuelles qui empêchent les positions communes et, partant, le manque de travail, d'imagination et de courage pour renouveler notre vision du monde et nos propositions. Seule une terrible surdité pourrait nous empêcher d'entendre le message de ces élections européennes : nos comportements exaspèrent les Français, qui exigent de savoir de quel projet nouveau et enthousiasmant les socialistes sont porteurs. Ils nous ont intimé l'ordre de changer, et vite. Sans ce sursaut, nous ne susciterons même plus l'énervement de nos concitoyens, nous les laisserons indifférents.

 

Comme souvent dans les cas de dépression profonde, il n'y a pas d'explication unique. Au-delà de la crise d'identité de la social-démocratie européenne, le PS français reste confronté à une épreuve spécifique, institutionnelle : la Ve République, dont l'avatar le plus récent est l'hyperprésidentialisme de Nicolas Sarkozy. Or, face à la présidentialisation du régime, le PS a glissé vers une forme dangereuse d'alignement : nombre de ses animateurs sont trop souvent liés par un unique point commun, l'ambition présidentielle que chacun se croit fondé à nourrir. Ces présidentiables, ou qui se croient tels, concentrent leur énergie dans la recherche d'un outil qui les départagera dans leur course sans fin, tandis que les militants socialistes devraient se contenter d'attendre le nouveau champion.

 

En réalité, ce que révèle le débat naissant sur les primaires, ce sont nos faiblesses, et non le début de la rénovation : la paresse intellectuelle, la mauvaise imitation de ce qui se fait ailleurs, l'obsession de nous-mêmes et le goût destructeur pour les affrontements de personnes. Plutôt que d'entendre le message des Français, allons-nous une nouvelle fois nous replier sur notre vie interne, nos procédures et l'exacerbation de la compétition entre les ego ?

 

Au regard des grands défis de la gauche, les primaires sont finalement assez secondaires, comme l'enseigne l'expérience italienne. Dans un contexte de rassemblement, elles ont vu Romano Prodi l'emporter face à Berlusconi. A l'inverse dans un contexte de division, elles n'ont pas été la formule magique de la victoire pour Walter Veltroni. Les primaires ne sont qu'un instrument alors que le PS a besoin de retrouver une vision.

 

GUERRES PICROCHOLINES

 

Car le temps est venu pour le PS de changer. Plutôt que d'inviter les citoyens à prendre part à nos guerres picrocholines, il est primordial de construire un projet de société, radicalement nouveau, pour la France. Il est clair que le PS ne peut préparer 2012 en vase clos et doit s'ouvrir. S'il a besoin de primaires, c'est d'abord de primaires du projet, un grand projet élaboré par tous ceux qui veulent redresser la gauche. A cet égard, il est urgent de casser le mur qui nous sépare des intellectuels, des associations, des syndicats, des énergies de la société, en particulier les jeunes et les classes populaires, dont l'abstention massive est une raison clé du résultat du 7 juin.

 

Nous devons mettre en débat avec les citoyens les réponses à apporter aux questions essentielles, comme l'invention d'une nouvelle croissance, l'urgence environnementale, la redistribution efficace, la régulation de la mondialisation, le pouvoir dans l'entreprise, le malaise de la jeunesse et la crise de l'école, la société numérique, le nouvel horizon des droits et des libertés.

 

Notre projet devra, ensuite, trouver à s'incarner. Mais les socialistes doivent se méfier du culte de l'homme providentiel : le bonapartisme de l'UMP est contraire à notre identité et à nos valeurs. Les déconvenues du MoDem montrent les limites des aventures personnelles. Le premier des socialistes pour l'élection présidentielle sera aussi celui ou celle qui, le mieux, aura compris l'absolue nécessité de faire vivre un élan collectif et de lever une armée de talents face à la droite, en particulier en s'appuyant sur une nouvelle génération, à l'image de la société et capable de ferrailler contre l'UMP autant que d'irriguer le parti d'idées neuves. Il n'y a désormais qu'un chemin pour le PS, celui du travail, de l'inventivité, de l'unité et de l'ouverture radicale à la société. La claque du 7 juin ne doit pas nous assommer mais nous réveiller.

 

Harlem Désir est député européen, secrétaire national du PS à la coordination.

 

 

Article paru dans l'édition du 27.06.09


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Vendredi 26 juin 2009

Dans quelques jours, l’année 2008/2009 se terminera. Les semaines de vacances vont faire retomber la tension. Cette année restera un mauvais millésime pour le Parti Socialiste. C’est peu de le dire. Au niveau national comme au niveau fédéral. A nous, collectivement, de réagir.

Le bilan est lourd. Un congrès pour rien. Une direction qui a du mal à trouver sa vitesse de croisière, une leader qui ne dispose pas d’une majorité stable.

Il est facile de redire maintenant, ce que nous disions en entrant dans le congrès : il fallait une majorité cohérente et forte. Les petits jeux de certains nous ont coûté cher. Ils sont encore responsables de l’incapacité du parti à donner réellement le sentiment de réagir à la claque du 07 Juin.

De son coté, la minorité du ps ne donne aucun dynamique capable de rassembler. Enfermée dans l’état d’esprit de règlement de comptes (genre "on vous l’avez dit"), point de salut de ce côté.

La majorité issue du congrès de Reims doit donc réagir et cesser de jouer avec le feu. Elle a reçu un mandat sur une synthèse claire, qui reste d’actualité. L’un des éléments forts de la convergence entre les motions conduites par Benoît Hamon, d’Aubry et de Bertrand Delanoë est la question des alliances. Les trois motions ont dans leurs déclarations communes confirmé le choix des alliances avec les partenaires traditionnels de la gauche. Les dernieres élections ont confirmé ce positionnement.

La gauche est majoritaire dans le pays. Le Modem, après l’échec passé inaperçu des municipales, continue sa régression.

Le PS doit donc envoie un signal clair à l’opinion publique et aux milliers militants et sympathisants des différentes organisations. Car un flou est volontairement entretenu à ce jour par certains responsables qui n’ont que faire des textes votés dans les instances du parti.

Dans les jours qui viennent, vont avoir lieu plusieurs élections partielles. A perpignan, la gauche qui a réussi à ébranler le système UMP local, se présente divisée aux élections. Alors que nous avions une chance historique de conquérir cette ville, le miracle risque de ne pas avoir lieu, faute d’union. Si on ne sait pas toujours comment gagner, on sait comment perdre …

A Aix en Provence, des municipales auront lieu en juillet. La configuration sera complètement différente de celle de 2008. Toujours sur la question des alliances.

En 2008, le ps avait réussi à rassembler la gauche, pour rater la victoire de quelques voix au second tour. Le leader avait refusé toute fusion avec le modem, afin de ne pas entretenir la confusion. Aujourd’hui, les ennemis d’hier sont sur la même liste. Et cela grâce à l’autre gauche, qui confortée par son score du 07 juin, veut jouer les primaires au premier tour. En prenant le risque de voir l’UMP arriver largement en tête au premier tour. Et sachant pertinemment que du coup, par seul calcul électoral, le ps s’est tourné vers le modem. Même si on ne peut que regretter ce choix, il ne faut pas faire porter la responsabilité au seul PS.


Nos partenaires doivent assumer leurs choix et leurs conséquences. Si lors de prochaines régionales la configuration des alliances change, se sera le fruit de l’expérience aixoise. Et ceux qui ont pris l’initiative de la division seront les premiers responsables.

Mais il restera au sein du ps, des militants de l’union des forces de gauche. 


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Agenda

                                                                      Agenda :  
25 Juin : Réunion de la Commission nationale"Immigration" 
Du 26 Aout au 30 Aout : Université de la Rochelle

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